Archives mensuelles : août 2018

Stéréotypes, de Gilles Abier

stéréotypesJ’étais intriguée par le résumé éditeur de Stéréotypes :

Après la quasi-destruction de l’humanité, les survivants ont mis en place une organisation personnalisée et égalitaire de la société, appelée la Synthèse. Dès sa naissance, chaque individu est testé pour déterminer son trait de caractère principal parmi neuf Types référencés. Le chiffre tatoué sur son poignet droit lui servira de guide pour toute sa vie, dans son éducation, son parcours professionnel et même sa sexualité. Car qui vit en harmonie avec sa personnalité profonde n’est pas enclin à faire le mal… Mais, les années passant, des Types dominants prennent le pouvoir, interdisant les relations entre Types différents. L’idéal d’harmonie de la Synthèse originelle devient apartheid. Aussi, des voix s’élèvent, des destins s’entremêlent et la résistance s’organise au nom du libre-arbitre et de la liberté d’aimer qui on veut.

Naïvement, c’est le genre d’histoire où je me dis qu’il y a un potentiel lgbt, donc j’ai envie d’aller voir ce que ça donne.

En lisant les premières pages, je me suis rendue compte que Stéréotypes reprenait à son compte le principe de l’ennéagramme. En relisant le résumé ça me semble évident mais je n’ai pas dû y prêter attention sur le coup. Le problème, c’est que m’étant intéressée d’assez près à ce sujet, je n’ai pas pu m’en détacher. Alors, oui, on est d’accord, Stéréotypes ne prétend à aucun moment être un livre documenté ou informatif, mais pourquoi prendre quelque chose qui existe dans ce cas ? Là, ce n’est pas simplement inspiré, puisque les neuf types de personnalités sont les mêmes que dans l’ennéagramme.

Bon, je sens que certains sont perdus, et c’est bien normal, donc l’ennéagramme déjà, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’une typologie décrivant neuf types (ou ennéatypes) et correspondant à neuf motivations fondamentales, elles-mêmes liées à neuf évitements fondamentaux. Les neuf types peuvent être représentés sur une figure géométrique par neuf points inscrits dans un cercle.

Selon ses promoteurs, et contrairement à d’autres systèmes psychologiques, l’ennéagramme ne décrit pas des comportements, mais des motivations sous-jacentes qui vont provoquer des comportements chez les individus. Chaque type de l’ennéagramme (on parle aussi d’ennéatype) est piloté par une compulsion d’évitement. C’est-à-dire qu’il cherche à tout prix, et de manière souvent inconsciente, à éviter une chose particulière. Dans cette compréhension, il n’y aurait donc pas de bons ou de mauvais types.

Diagramme

Bref, je ne vais pas vous faire un cours sur l’ennéagramme (j’ai peur d’en avoir déjà perdu en cours de route), mais vous noterez que les 9 types sont répartis sur un cercle, et reliés par des flèches, et donc en gros, on n’est pas limité aux caractéristiques de son seul type. Personnellement, l’ennéagramme m’a beaucoup apporté, mais justement par sa richesse. Alors oui, il y aura certainement des points communs entre deux personnes du même type, mais c’est beaucoup plus complexe que cela, comme la nature humaine quoi ! Ce que l’on ne ressent pas du tout dans ce livre.

Certes, on est dans un monde qui bascule petit à petit dans l’autoritarisme. A la base, on typait les gens pour que chacun se connaisse mieux, et pour éviter les conflits et les guerres. Petit à petit on a dérivé dans un monde où les types sont organisés par corps de métiers (les Loyalistes sont dans les forces de l’ordre, les Altruistes dans le soin, vous avez compris l’idée), et où les personnes d’un type sont obligées d’avoir conjoint et enfants du même type.

Du coup, on se retrouve dans un monde assez caricatural, et personnellement, je n’ai eu d’empathie pour aucun des personnages. De même que certains éléments m’ont parus étranges, et peu cohérents : les enfants sont typés dès la naissance (voire même avant), mais certains sont des Entre deux. Mais d’où ça sort s’ils sont censés avoir leur propre type avant même la naissance ?!

Bref, en connaissant l’ennéagramme, ce livre n’a aucun sens, et en fait une simple caricature, comme si l’auteur était tombé sur une plaquette explicative sur le sujet, et l’avait réduit au maximum. Mais si on sort de cette, disons « inspiration », on se retrouve tout de même avec des personnages peu creusés et caricaturaux. Et franchement, je me suis profondément ennuyée et ai vraiment eu beaucoup de mal à finir ma lecture. Pour l’histoire, c’est globalement du déjà vu, et sans personnages attachants et avec un minimum de profondeur, ça tombe franchement à plat.

En termes de représentation lgbt, j’ai attendu un moment et commençais à désespérer, jusqu’au moment où une histoire entre deux garçons s’est profilée, et où j’ai désespéré pour d’autres raisons.

On a donc un jeune Entre deux de 17 ans, qui dans la même journée, se fait tester et typer, part en hélicoptère pour une nouvelle vie qui sort de nulle part, s’écrase en hélicoptère, et couche avec son « ravisseur » juste après le crash. C’est rapide, et peut-être un chouia too much, non ? Sans compter que son ravisseur s’avère être un monstre sans foi ni loi, mais que lui est partagé entre désir et répulsion. Mouais, mais à part son physique, on ne comprend vraiment pas ce qu’il lui trouve, donc encore une fois, où est la cohérence ?

Ajouté à cela que ce n’est pas très bien écrit, et je suis sûre que je vous ai donné une folle envie de vous plonger dans Stéréotypes.

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Dust, de Sonja Delzongle

dustHanah Baxter, profileuse française installée à New York, se rend au Kenya pour aider sur une enquête qui piétine depuis deux ans. Des croix de sang sont retrouvées dans différents endroits, mais sans corps. Parallèlement à cela, la profileuse découvre que des albinos se font massacrer et que leurs corps sont revendus à prix d’or pour en faire des talismans (j’ai découvert en lisant ce livre que c’était malheureusement une réalité, qui fait froid dans le dos).

Je lis assez peu de romans policiers de manière générale, mais je ne suis pas contre me plonger dans un bon polar de temps en temps. Ici, l’originalité vient du cadre, le Kenya, et nous plonge dans un pays entre rituels et modernité. Le personnage principal est assez classique, Hanah a vécu un évènement traumatique dans son enfance, et est accro à la drogue. Seuls points un peu « originaux » : elle est lesbienne et utilise un pendule pour ses enquêtes…

Bon, premier point un peu gênant, la « bonne blanche » qui vient aider les pauvres policiers kenyans qui ne s’en sortent pas avec des centaines de victimes depuis deux ans. Pourquoi ne pas avoir une profileuse noire ?

Et ce n’est malheureusement que le début de tonnes de maladresses : des scènes de sexe franchement gnangnans au milieu d’une intrigue assez sombre, deux personnes végétariennes qui mangent du poisson (dans un restaurant exclusivement végétarien !), un peu de biphobie (« Était-elle devenue lesbienne ? L’avait-elle toujours été sans le savoir, Baxter étant dans ce cas l’élément déclencheur. » bah oui, une femme qui a toujours couché avec des hommes et qui a un jour une aventure avec une femme est forcément lesbienne, cela va de soi !), de transphobie (une des méchantes est trans, et c’est là purement pour le folklore, et pour permettre de parler d’un trans au lieu d’une trans, et l’ajouter sur la liste des trahisons possibles ; un autre personnage, serveuse d’un restaurant et trans, est désignée comme un travesti), la sodomie est vue par la police comme une affaire exclusivement masculine, et donc l’enquête ne se porte que sur des hommes (il me semble que nous sommes toutes et tous pourvu.e.s d’un anus pourtant, fins limiers ces policiers !), des phrases parfois totalement what the fuck (« Sa secrétaire, Tina, les seins débordant du soutien-gorge comme deux muffins au chocolat de leur moule », nan mais sérieux ?! Sérieux ?! Et c’est une femme qui écrit ça en plus…), une intrigue qui laisse parfois sérieusement à désirer (on a un super méchant qui file entre les doigts de la police depuis deux ans et tout d’un coup il laisse un indice énorme derrière lui, et au lieu de s’enfuir, attend tranquillement qu’on vienne l’arrêter), et j’en oublie sans doute… D’autant plus que je ne connais pas le Kenya, mais je ne suis pas sûre qu’il s’agisse d’une bonne représentation ici.

En bref, vous pouvez passer votre chemin, personnellement, je n’irai pas lire les autres aventures d’Hanah Baxter.

Girls & Sex, de Peggy Orenstein

girls sexPeggy Orenstein est une journaliste américaine, elle a entrepris une étude sur la sexualité des jeunes américaines, au lycée et à la fac. Pour cela, elle a interrogé 70 jeunes filles, mais fait aussi appel à des psychologues et des universitaires. Girls & Sex mêle ainsi témoignages, études et statistiques, et aborde des thématiques telles que les pratiques sexuelles des jeunes, la pornographie, l’éducation sexuelle (ou plutôt son absence, on y reviendra), le consentement, les violences sexuelles, la virginité, le coming-out etc…

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre au début, sans vraiment savoir pourquoi, puis je me suis rendu compte que j’éprouvais un certain malaise. Et il y a de quoi parfois ! Mais même (et surtout) s’il aborde des sujets pas toujours évidents, Girls & Sex est très intéressant, et m’a laissée effarée à de nombreuses reprises. Certes, on parle ici de jeunes filles américaines, dans une culture qui leur est propre, mais certaines choses concernent probablement aussi les jeunes européennes et c’est effrayant.

Je ne peux pas reprendre tous les points que j’ai relevé mais en voici certains qui m’ont semblé intéressants :

Les garçons semblent incapables de se retenir de dessiner fièrement leurs organes génitaux sur toutes les surfaces blanches qui passent à leur portée.

Mais où sont les vulves broussailleuses, les somptueuses forêts pubiennes, les cons bien triangulaires ?

J’entends quelqu’un dire « Berk » ? C’est précisément là que je voulais en venir.

Même dans les cours d’éducation sexuelle les plus complets, on ne parle que des organes internes des femmes : l’utérus, les trompes, les ovaires. Les schémas classiques du système reproducteur féminin, ceux qui ressemblent un peu à des crânes de bœuf, se prolongent en Y gris entre les jambes, comme si la vulve et les lèvres n’existaient pas, sans parler du clitoris. Vous imaginez ne pas prévenir un garçon de 12 ans qu’il a un pénis ? De même, la puberté masculine est définie par l’éjaculation, la masturbation et l’apparition d’un désir sexuel irrépressible ou presque, alors que celle des filles est définie par… les règles. Et la possibilité de tomber enceinte sans l’avoir voulu. Où est la discussion sur le développement sexuel des filles ? Quand leur parlons-nous de désir et de plaisir ? Quand leur expliquons-nous les nuances merveilleuses de leur anatomie ? Quand abordons-nous la découverte, la connaissance de soi ? Dans ces conditions-là, il ne faut pas s’étonner si les ados pensent que les besoins physiques des garçons sont inévitables mais que ceux des filles sont, dans le meilleur des cas, optionnels.

Je craignais que l’autrice s’en tienne à des personnes hétéros (et cisgenres), et bonne nouvelle, elle aborde d’autres thématiques, développe les spécificités des personnes LGBT, le rejet qu’elles peuvent ressentir, l’homophobie, les risques de suicide, le coming-out, l’aide que peut apporter Internet…

Elle commence d’ailleurs ce chapitre en évoquant une jeune fille asexuelle, ce qui est assez rare pour être souligné :

J’ai reçu beaucoup plus de réponses de filles queer, de toutes ethnicités et de toutes orientations sexuelles, que je ne m’y attendais. Une jeune Coréano-Américaine de 18 ans se définissait comme asexuelle : elle n’éprouvait aucune attirance physique pour les hommes ou les femmes. J’admets qu’elle m’a déstabilisée : quand je l’ai rencontrée, j’ai eu l’impression d’interviewer quelqu’un qui aurait toujours été vegan à propos d’un livre sur les joies d’être carnivore. Mais elle voulait dire publiquement que son asexualité était une orientation sexuelle légitime, non quelque chose qu’elle aurait choisi suite à des rejets ou des agressions.

Peggy Orenstein développe aussi ce chapitre en s’interrogeant sur le genre. Elle parle de transidentité, mais aussi de personnes genderqueer ou agenres. J’ai trouvé son développement intéressant, même si je n’étais pas forcément entièrement d’accord avec elle, mais elle a au moins le mérite de se poser des questions, et de ne pas être fermée. En lisant le témoignage d’une personne qu’elle interroge, je me suis tout de suite demandé si cette personne était trans. Question que s’est également posée cette personne. L’autrice s’interroge sur ce qui fait un homme ou une femme, et les clichés que cela peut engendrer, et se demande pourquoi on ne pourrait pas adopter des codes attribués au genre opposé, sans être forcément transgenre (elle parle par exemple des butchs), et je suis tout à fait d’accord. La seule chose qui m’a un peu gênée, c’est de voir de jeunes personnes se poser des questions en allant sur des forums, et en quelque sorte, chercher des questions-réponses toutes faites. Toutes les personnes trans n’ont pas le même ressenti, loin de là (c’est valable pour tous les LGBT d’ailleurs), la transphobie intériorisée est présente il ne faut pas l’oublier. Il est sans doute plus facile de se dire gay ou lesbienne quand on est ado, que de se dire trans. Attention, je ne dis pas qu’il y a des trans partout, juste que rien n’est tranché, et encore moins si jeune. Il n’y a qu’à voir le coming out récent d’Océan, qui s’était fait connaître à la base pour son spectacle La lesbienne invisible (chouette spectacle d’ailleurs, et je continuerai à suivre Océan, dont j’aime l’engagement qui ne se limite pas aux questions LGBT).

J’ai eu des sueurs froides en lisant les témoignages d’expériences sexuelles, loin d’être toujours consenties, sur des campus, lors de fêtes de fraternités, toujours arrosées d’énormément d’alcool. Et d’autres sueurs froides en voyant les millions dépensés par le gouvernement américain, pour aller prôner l’abstinence dans les établissements scolaires. Alors que rien n’est fait pour l’éducation sexuelle, et même pire que ça, quand éducation sexuelle il y a, elle peut être tout simplement fausse !

Un livre franchement intéressant à découvrir donc. Pour aller plus loin, côté anatomie féminine, je vous conseille très fortement le livre Les monologues du vagin, d’Eve Ensler, ainsi que la BD L’origine du monde, de Liv Stromquist.

 

Et pour continuer à explorer les soirées étudiantes, mais d’un point de vue badass, avec des nanas qui prennent leur revanche sur des violeurs impunis, je vous conseille la série Sweet Vicious. Parce que oui, c’est punchy, drôle et ça fait du bien, mais c’est loin de n’être que ça. C’est une série qui dénonce les viols impunis sur les campus, et la culture du viol qui l’entoure. Et qui montre tous les ravages qu’un viol peut provoquer chez une personne. Et bizarrement, la série n’a pas été renouvelée après la première saison. Des thématiques trop pertinentes peut-être ? (D’autant qu’après avoir lu Girls & Sex, j’ai découvert que la réalité était encore plus effrayante que la fiction)

sweet-vicious-critique

Libération, de Patrick Ness

CVT_Liberation_7729Adam est un jeune homme de presque 18 ans, fils d’un pasteur évangélique, et accessoirement gay (dans le placard auprès de sa famille, on imagine bien pourquoi). Entouré d’Angela, sa meilleure amie, de Linus, son amant, et d’Enzo, son ex qui va fêter son départ le soir même, Adam s’apprête à vivre une journée pleine de mauvaises surprises.

Parallèlement à cela, on apprend qu’une jeune fille, Katie, a été tuée par son petit copain. Et son esprit va partir en quête de son assassin. Bon, je vous le dis toute de suite, on alterne les chapitres entre Adam, et cette fameuse Katie, enfin son fantôme quoi, et, comment dire… Autant les chapitres sur Adam sont très bien, autant j’ai lu les autres en mode « What the fuck ?! » et avec un ennui non dissimulé. Comprenez-moi bien, je n’ai rien contre les histoires de fantômes mais là, franchement, je ne vois pas du tout, mais alors vraiment pas, ce que ça peut apporter à l’histoire.

Mais, le reste est franchement chouette, donc ben, j’ai pris mon mal en patience et j’ai lu en diagonale les chapitres qui ne m’intéressaient pas, au cas où ça aurait une importance pour le reste de l’histoire (spoiler alerte : non).

J’ai beaucoup aimé entrer dans la vie d’Adam, qui clairement en bave beaucoup en cette journée. J’ai aimé sa relation avec sa meilleure amie, ses difficultés avec l’amour et les sentiments amoureux, sa sexualité qui, même si elle est cachée, est présente et plutôt épanouie, et ses relations compliquées avec sa famille. Clairement, c’est la partie que j’ai trouvée la plus intéressante. Adam est le plus jeune. Son grand frère est promis à un avenir religieux, et il est beau comme un dieu. Mais, car il y a un mais, il n’a pas le pouvoir charismatique d’Adam. Et on sent les parents partagés, entre ce fils plein de potentiels, mais qui, ils le sentent bien, ne rentre pas dans les cases qu’ils attendent, et leur aîné, qui a tout du fils idéal (jusqu’au jour où) mais qui leur semble bien terne. J’ai trouvé l’échange entre Adam et son père extrêmement fort, juste et douloureux. Et rien que pour ça, je trouve que Libération en vaut la peine.

Chromatopsie, de Quentin Zuttion

chromatopsieChromatopsie c’est d’abord des couleurs. En le feuilletant on entre-aperçoit déjà des univers, avec ses corps, ses vies, ses histoires, ses drames. Et ça donne immédiatement envie d’y plonger à corps perdu.

La préface prévient néanmoins, de s’installer confortablement, et de s’attendre à se prendre des baffes. Et effectivement, cela commence fort avec une lesbienne aux tendances presque cannibales, la suite ne sera pas forcément beaucoup plus tendre. Même si la tendresse est agréablement présente dans certains chapitres, et pas forcément les plus attendus (j’ai aimé que ceux traitant du genre soient positifs et touchants).

 

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Chaque histoire commence par une couleur, un titre, un corps, et chacune nous emmène loin, nous emporte. Aux frontières de la poésie, de l’onirisme, Quentin Zuttion nous parle d’amour, de genre, de poids, de vieillesse, de rencontres, de sexe, du regard des autres et nous interroge sur nos vies, sur nos comportements. C’est un album très queer, qui répond un peu au Vrai sexe de la vraie vie de Cy (d’ailleurs chez le même éditeur), tout en empruntant à l’onirisme d’un Bernard Quiriny, mais aussi à la sensualité et à la noirceur d’Alain Guiraudie dans L’inconnu du lac.

En bref, un album qui donne envie d’être partagé, prêté, et qui ouvre à l’échange, tant il continue à laisser une trace après sa lecture. Et puis graphiquement c’est super joli, le travail sur les couleurs est vraiment très beau.