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La révolution féministe, La lutte pour la libération des femmes 1966-1988, Bonnie J. Morris et D-M Withers

révolution féministeEn ces temps troublés, où les femmes essaient d’occuper le devant de la scène et de protester contre les violences sexistes et sexuelles et ce, malgré l’indifférence des médias, quoi de mieux que d’offrir autour de soi un beau livre autour du féminisme ? Ça tombe plutôt bien, Noël approche à grands pas.

La révolution féministe offre un panorama assez large des mouvements féministes entre 1966 et 1988, au travers notamment des États-Unis et de l’Europe. Le tout de façon très documentée, et accompagné de nombreuses citations et documents d’époque : photos, badges, flyers, affiches etc…

Le livre est foisonnant, et j’ai eu un peu peur de m’y perdre au début, notamment du fait du passage régulier d’un pays à un autre, de différents mouvements et initiatives, et du nombre de documents à disposition. Mais le sujet est riche, et j’ai appris plein de choses. Je l’ai lu d’une traite, mais je retournerai sans doute y piocher des références, ou en relire certains chapitres qui m’intéressent plus particulièrement.

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D’ailleurs, je souhaite souligner la façon dont a été découpé l’ouvrage, et qui m’a particulièrement plu. Je m’attendais soit à des chapitres chronologiques, soit par pays, mais ici le choix a été fait de manière thématique. C’est sans doute plus pertinent, et vraiment intéressant. Je vous cite, pour vous donner un aperçu, les chapitres qui m’ont le plus marqué : La sororité noire, Le corps comme champ de bataille, Sexualité et féminisme lesbien, Édition et médias, Musiques et Arts.

Je ne vais pas revenir sur certains passages qui m’ont particulièrement marqué (et fait froid dans le dos malheureusement), je vous laisse découvrir par vous-même, mais ce livre permettra à ceux et celles qui n’y connaissent rien de découvrir tout ce qui fait la richesse du féminisme, et à celles et ceux qui s’y intéressent d’un peu plus près, de parfaire leurs connaissances, et de découvrir de nombreux documents d’époque. En tout cas, il transcrit bien l’énergie qu’ont mis toutes ces femmes dans ces différentes luttes, et montre que le combat n’est pas terminé.

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Si je devais ajouter (un tout petit bémol), certains choix de traductions m’ont un peu interrogé, notamment celui d’utiliser le mot auteure plutôt qu’autrice, surtout dans un livre qui traite de féminisme.

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