Les 5/5, d’Anne Plichota et Cendrine Wolf

Plichota_Wolf_5sur5_T1_couverture-681x1024A priori, Les 5/5 n’est pas du tout le genre d’ouvrage qui m’attire. Notamment parce qu’il parle d’ados qui font du sport de rue (type skate, BMX ou art du déplacement comme les Yamakasi). Mais comme j’ai entendu qu’il y était question d’un transgenre, je me suis laissée tenter, et j’ai franchement bien accroché, et maintenant je veux la suite, et ouais !

Les 5/5 sont des ados qui ont entre 12 et 17 ans, chacun passionné par un de ces sports, donc. Au début, rien ne les réunit, et on découvre les spécificités de chacun : une jeune Pakistanaise venue en France avec sa famille qui essaie de la garder sous sa coupe, des jumeaux déscolarisés vivant dans une cité, un jeune garçon qui rêve de devenir acrobate et dont le père trouve ce hobby ridicule et peu lucratif, et donc, le personnage qui nous intéresse particulièrement ici, John, 12 ans, choyé par sa famille et accessoirement transgenre.

Ils sont un jour réunis par le frère de l’un deux, Lip, pour faire justice à leur manière, auprès d’hommes puissants, tels de nouveaux Robin des Bois.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai vraiment bien accroché, mais ce livre à des défauts. Les personnages sont un poil archétypaux et surtout, les méchants sont bien des méchants de cinéma, des hommes riches et puissants, des ordures de première sans demi-teinte. Ça ferait une excellente série télé cela dit, les personnages sont malgré tout attachants, et tous les ingrédients sont là pour que ça prenne.

Pour en revenir à John, le personnage est vraiment développé, et plutôt bien je trouve. C’est encore un enfant, c’est le plus jeune de la bande, et son innocence est assez touchante pour le lecteur comme pour les autres membres du groupe.

Sa famille le soutient totalement, et c’est beau à lire, mais ça n’empêche pas la transphobie de l’entourage, du bête et méchant d’une voisine qui a peur que cela déteigne sur son fils, aux maladresses de chacun, ne sachant pas toujours comment réagir.

Sa relation avec Tom, deuxième plus jeune de la bande, est aussi touchante, Tom étant clairement attiré par John. J’espère que la suite sera à la hauteur, entre le passage de John dans l’adolescence (il sent que son corps est sur le point de le trahir) et justement, l’attirance entre les deux garçons.

J’ai beaucoup aimé que cette thématique soit abordée dans un roman d’aventures, où ce n’est absolument pas central à l’histoire, et c’est assez rare pour être signalé.

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Mes hauts mes bas et mes coups de cœur en série, de Becky Albertalli

hautsJe n’avais pas été spécialement emballée par Moi Simon, 16 ans, Homo Sapiens (alors que je lis plein d’avis très positifs sur ce livre donc n’hésitez pas à aller vous faire votre propre avis) mais je me suis quand même laissée tenter par le dernier roman de Becky Albertalli, et bien m’en a pris.

Bon, au début je trouvais ça mal barré, ou casse-gueule en tout cas, je sentais que l’autrice avait envie d’aborder trop de sujets, et ça me faisait un peu peur, et puis finalement ça passe très très bien. Et non, ce n’est pas parce que dès qu’on évoque Steven Universe, ça me radoucit (Non ? Si ? Raaaaahhh peut-être, va savoir !!!)

Enfin bref, Molly est une ado avec des crushs très réguliers et qui n’a jamais eu d’histoire de cœur avec qui que ce soit. Dès les premières pages, elle rencontre une fille qu’elle estime parfaite pour sa sœur jumelle (lesbienne donc). Molly a beau avoir des coups de cœur réguliers pour des garçons, on sent qu’elle se protège et ne tente jamais rien. C’est quelqu’un d’angoissé (on apprend qu’elle prend des médicaments pour ça) et elle arrive à un moment de sa vie où il y a plein de changements. Sa sœur rencontre quelqu’un et elle se pose des questions sur leur relation et a peur de la perdre, leurs mères (et oui !) vont se marier, et surtout, elle va se retrouver prise entre deux garçons, sans savoir quoi faire.

Niveau représentation, on n’est pas mal du tout ! Molly est grosse, l’une de ses mères est racisée ainsi que son frère et la petite amie de sa sœur, on a une famille homoparentale, une lesbienne et une pansexuelle. Il est vaguement question de personnages transgenres aussi (l’un des crushs de Molly, si mes souvenirs sont bons).

Cela dit, et je sais que je ne suis pas une ado d’aujourd’hui, et qu’en une dizaine d’années ça a franchement évolué, mais j’ai quand même un peu été étonnée de la facilité avec laquelle tous ces ados abordent l’homosexualité, la transidentité, la pansexualité (ils connaissent le terme déjà, tous, sans poser de questions, ce qui m’a surprise). Alors que, par exemple, lors d’une discussion sur l’orgasme, personne n’évoque la masturbation… Et donc on se retrouve avec une vierge honteuse de ne pas connaître l’orgasme, et une autre ayant eu des rapports sexuels avec un garçon qui dit qu’elle n’a jamais connu l’orgasme… Donc au niveau orientation sexuelle et identité de genre, elles sont hyper au courant, mais pour le reste, non ? Disons que l’idée même de la masturbation n’est pas abordée, donc c’est le contraste entre les deux qui m’a un peu surprise.

Pour le reste, j’ai vraiment passé un très bon moment, et je ne vous le cache pas, c’est un roman feel-good. Il est à peine question de grossophobie, de racisme ou d’homophobie, mais ça fait du bien, justement, de lire un roman où ça se passe globalement bien, et je me dis que pour des ados lgbt (ou non), c’est top !

 

D’un trait de fusain, de Cathy Ytak

d-un-trait-de-fusainAttention, coup de cœur !

Un superbe roman pour ados et pour tous, dont j’avais entendu le plus grand bien avant même sa sortie, et c’est vrai, c’est une pépite.

Dans les années 90, on suit un groupe de lycéens dans une école d’arts. L’arrivée d’un nouveau modèle, Joos, venu pour poser nu, et beau comme un dieu, va changer pas mal de choses dans la vie de ces ados.

D’un trait de fusain, c’est d’abord un très beau roman sur l’amitié, que l’on sent grandir petit à petit, notamment entre Marie-Ange, mal dans sa peau, qui n’attend qu’une chose, quitter le domicile familial en comptant les jours, et Sami, qui va tomber amoureux de Joos.

Évidemment, on est au début des années 90, et tout ne va pas bien se passer. L’homosexualité déjà, est encore un tabou. Ici il est question de coming-out, à une époque où on parlait de cancer gay… Pas facile pour un jeune homme de 16 ans de le vivre au grand jour. Et évidemment, le Sida ne va pas tarder à faire son apparition, et à déclencher des réactions plus ou moins violentes autour d’eux et au sein même du groupe.

D’un trait de fusain, c’est aussi une histoire d’émancipation, et le personnage de Marie-Ange, qui deviendra Mary est très beau pour ça. Les personnages vont devoir grandir et murir, beaucoup plus vite que prévu, et c’est poignant. Le livre fait écho au magnifique 120 battements par minutes, sorti dans les salles il y a quelques mois. Ici aussi il est question d’Act up, et des gens qui se battent parce qu’eux et leur entourage ont été touchés de plein fouet par la maladie.

Un livre très beau, émouvant, touchant, et profond.

Bilan lectures et autres digressions

Bon, je dois dire que c’est un peu la teu-hon pour moi ce blog. Je m’étais promis de venir poster plus régulièrement mais force est de constater que ça n’a pas du tout été le cas.

2017 a été une année assez riche et mouvementée pour moi et je n’arrive pas toujours à me poser pour écrire. Ce qui est fort dommage parce que ce n’est pas par manque d’envie ou par manque de lectures à partager.

Donc voici un billet fourre-tout, où je vais parler de mes lectures (qui seront ou non suivies d’articles plus étoffés mais au moins vous connaitrez mes coups de cœur et ça peut déjà donner des idées) mais aussi de ma pile de lecture qui n’en finit pas de grossir, et puis éventuellement d’autres choses, soyons fous !

Puisqu’il faut bien commencer par quelque part, et que je sens déjà que cet article n’aura ni queue ni tête, allons-y avec mes dernières lectures en date :

  • Tamara de Lempicka, de Virginie Greiner et Daphné Collignon, chez Glénat. Une BD sympathique sur la peintre du même nom, bisexuelle notoire, et assez en avance sur son temps. Intéressant et graphiquement plutôt chouette, mais il ne faut pas s’attendre à une BD hypra documentée sur sa vie et son œuvre.
  • Paroles d’honneur, de Leïla Slimani et Lætitia Coryn, édition Les Arènes. Une BD qui parle de la condition des femmes et des homosexuels au Maroc, suite à des rencontres entre l’autrice et des lectrices qui viennent se livrer et raconter leurs histoires. Ça fait malheureusement froid dans le dos…
  • Libres, Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels, d’Ovidie et illustré par Diglee, édition Delcourt. Ovidie développe des sujets intéressants et plutôt bien mis en images par Diglee. A lire et à faire lire.
  • Lumberjanes, chez Urban comics, dont j’avais déjà parlé et qui est sorti en intégrale. Ben c’est toujours aussi cool, j’adore !
  • Ces jours qui disparaissent, de Timothé Le Boucher, édition Glénat. Une très très chouette BD, dont j’hésitais à venir parler ici parce que pas du tout directement LGBT, mais on y trouve des persos gays et un trouple, même si ce n’est pas central. Mais la BD est tellement bien ! Un homme réalise qu’il ne sait pas ce qu’il fait de son temps un jour sur deux. Il découvre alors qu’une autre personne prend sa place, qui a une toute autre personnalité, ce qui va évidemment foutre un gros boxon dans sa vie personnelle. Et franchement, c’est très fort et ça va assez loin, en posant des questions intéressantes sur la vie, l’identité, les choix que l’on fait… Je conseille vraiment.
  • Mes hauts mes bas et mes coups de cœur en série, de Becky Albertalli, édition Hachette. Un roman pour ados de la même autrice que Moi Simon, 16 ans, Homo sapiens, que j’avais moyennement apprécié. J’ai eu un peu peur au début, trouvant qu’elle voulait traiter trop de sujets et je trouvais ça casse-gueule, et au final j’ai vraiment beaucoup aimé. Alors, c’est totalement feelg good hein, on y parle homoparentalité, bisexualité, on y trouve des personnes racisées, et l’héroïne est grosse, le tout en évoquant à peine le racisme et l’homophobie mais ça fait du bien et c’est touchant. A lire sans problème !
  • D’un trait de fusain, de Cathy Ytak, édition Talents Hauts. Un roman pour ados dont j’avais d’abord entendu parler sur le blog d’Arcanes ouvertes, qui m’avait donné très très envie de le lire. Que dire ? C’est une pépite ! Foncez ! Il fait écho au film 120 battements par minutes de par son sujet, donc si vous voulez prolonger un peu l’émotion que vous avez ressentie en le voyant, lisez le (et si vous n’avez pas vu le film, ben allez-y aussi). Ceci dit, c’est un roman superbe à bien des niveaux, que ce soit sur le sujet de l’amitié, de la fin de l’enfance, de l’homosexualité, du coming-out, du Sida… J’espère arriver à me botter le derrière pour venir vous en parler plus longuement. Un vrai coup de cœur en tout cas. 

     

 

Après mes lectures passées, voici mes lectures en cours :

  • Sauveur et fils, saison 1, de Marie-Aude Murail, édition L’école des loisirs. Un roman jeunesse, qui suit un psy qui élève seul son fils, et sa relation avec ses patients. Niveau représentation, on a une famille recomposée dont la mère est partie avec une femme, et un personnage disons non-binaire, à voir comment il se définit par la suite. J’aime vraiment bien pour l’instant, et des thématiques assez lourdes sont abordées (plutôt bien je trouve) notamment le racisme.
  • Héro(ïne)s, la représentation féminine en bande dessinée, édition Lyon BD Festival. Sur la représentation féminine (et son absence) dans la BD, avec notamment des interviews de différents auteurs et autrices, et des reprises de personnages célèbres versions féminines. Intéressant.
  • Les règles quelle aventure ! d’Elise Thiebaut et Mirion Malle, édition La ville brûle.  Mon petit chouchou ! Un livre sur les règles à destination des ados, hyper inclusif et ouvert, j’adore ! (Promis, je viendrai vous en parler)

 

 

Je rebondis maintenant sur ma pile de lecture lgbt+ et féministe, avec justement un autre livre d’Elise Thiébaut, Ceci est mon sang, aux éditions La découverte, sur les règles encore, et qui m’a l’air passionnant.

A celui-ci, on peut ajouter côté jeunesse :

  • A la place du cœur, d’Arnaud Cathrine, édition Robert Laffont.
  • Silence radio, d’Alice Oseman, édition Nathan.

(Merci au passage à la Rainbowthèque et à son concours qui fait que je ne sais plus où donner de la tête)

A cela, j’ajoute deux livres recommandés par les libraires de l’Astragale (coucou !)

  • Les buveurs de lumière, de Jenni Fagan, édition Métailié.
  • Les cosmonautes ne font que passer, d’Elitza Gueorguieva, éditions Verticales.

Puis, grâce à un ami d’amie avec qui j’ai échangé sur l’Assassin royal (lu il y a longtemps mais que j’avais bien apprécié), j’ai maintenant très envie de lire Les aventuriers de la mer, et donc de relire aussi l’Assassin royal, mais également la suite, Le fou et l’assassin. Autant dire que j’en ai pour un moment !

Mais aussi :

  • Dites aux loups que je suis chez moi, de Carol Rifka Brunt, édition 10/18.

Courant 2017, j’ai aussi acheté

  • Je suis une créature émotionnelle, d’Eve Ensler édition 10/18.

A cette occasion, j’avais pris dans la foulée Les monologues du vagin de la même autrice, que j’en ai profité pour relire. J’ai aimé voir mon changement de regard dessus (la première lecture devant remonter à mes 16 ou 17 ans, la deuxième à la trentaine blanchissante donc !). Je me suis fait la réflexion que c’était un livre à lire, relire, partager, transmettre….

Enfin, et non des moindres, et là c’est la honte suprême pour moi, j’ai reçu avec joie il y a plusieurs mois un livre d’une consœur d’écriture (dont nos nouvelles ont d’ailleurs cohabité dans le recueil Projet Q aux éditions Des ailes sur un tracteur), Foyer, d’Ariane Sirota, aux éditions Pousse-Pied et je n’ai toujours pas eu le temps de le lire…

A cela encore, s’ajoutent des titres lus pendant cette année 2017 chargée en émotions, et pour lesquels je n’ai jamais trouvé le temps d’écrire, par exemple :

  • Dysfonctionnelle, d’Axl Cendres, édition Sarbacane. Un chouette roman pour ados.
  • L’essentiel des gouines à suivre, d’Alison Bechdel, éditions Même pas mal. Il s’agit du tome 1, j’avais lu l’intégrale en VO, désespérant de le voir paraitre un jour en français mais c’est finalement chose faite (le tome 2 est pour début 2018) et bien faite. La traduction et les annotations valent le coup. C’est juste un monument de la BD et de l’histoire lesbienne quoi… (Et Fun home aussi, qui est tellement génial et dont je n’ai jamais pris le temps de venir parler!)
  • L’origine du monde, de Liv Stromquist, édition Rackham. La BD à lire, à prêter, à offrir. Hyper intéressante, et très documentée, sur le sexe féminin au travers de l’histoire, mais ça reste drôle et accessible aussi. Génial!

 

 

Et sans doute d’autres que j’oublie, sans compter des livres que j’ai depuis plus ou moins longtemps et qui auraient aussi leur place sur ce blog.

Bon, et parce que je suis une geudin et que comme je le craignais, cet article n’a ni queue ni tête, et aussi parce qu’on est en novembre, et que la tendance est à la déprime, j’avais envie de vous faire une petite sélection spécial livres qui remontent le moral, et pour le coup ce n’est absolument pas lgbt. Il fait gris et tu déprimes ? Allez zou, c’est parti !

 

 

  • En mode, j’ai juste envie de rester sous la couette avec mon chat qui ronronne, le merveilleux Mutts, de Patrick McDonnell, aux éditions les Rêveurs. Du strip dans un joli petit format à l’italienne. Des animaux à foison, c’est mignon, c’est drôle, c’est tendre.
  • En mode, j’ai envie de ricaner bêtement et de façon incontrôlée : l’auteur Benjamin Renner avec Le grand méchant renard (chez Delcourt) mais aussi Un bébé à livrer (chez Vraoum !). En mode plus lgbt, Super Rainbow de Lisa Mandel (chez Casterman). Anti déprime assurée !
  • En mode absurde, Fabcaro avec Zai zai zai (éditions 6 pieds sous terre), ou comment oublier sa carte de fidélité peut mener à une véritable chasse à l’homme.
  • En mode, j’ai envie de me plonger dans un bon roman, bien prenant mais aussi drôle, Au service surnaturel de sa majesté, de Daniel O’Malley (édition Pocket), avec un personnage principal absolument génial. (la suite, Agent double, n’est pas mal non plus)
  • Et enfin, toujours là, toujours efficace, évidemment, Calvin et Hobbes, de Bill Watterson (édition Hors Collection).

 

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Et si vous n’avez pas le courage de lire, vous pouvez aussi regarder des épisodes de Steven Universe, et ouais, je ne suis pas sectaire !

Voilà voilà, bravo à vous si vous avez lu jusqu’au bout, et promis, j’essaie de revenir avant trois mois.

 

A kiss in the dark, de Cat Clarke

J’avais très envie de lire A kiss in the dark, après avoir découvert Opération Pantalon, et je pense que je me pencherai à l’occasion sur les autres romans de Cat Clarke.

Ce roman est à destination des ados (contrairement au premier que j’ai lu, qui était pour les un peu plus jeunes).

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A kiss in the dark commence comme beaucoup d’histoires, deux ados discutent sur Internet, se rencontrent à un concert, et s’ensuit une histoire d’amour entre les deux. Sauf que… Kate rencontre Alex en étant persuadée que c’est un garçon. Cette dernière est persuadée qu’elle va se rendre compte de sa méprise en la voyant en vrai, mais non. Il se trouve que l’attirance est réciproque, et qu’Alex ne voulant pas perdre ça, va s’enfoncer dans le mensonge. Kate veut un petit ami, pas de souci, elle en aura un.

Passé un moment un peu étrange au niveau de la traduction alternant entre le féminin et le masculin pour Alex, au tout début (alors, oui le français est une langue ultra genrée, mais ça m’a laissée perplexe comme choix malgré tout), je suis tout de suite rentrée dans l’histoire, dans la naissance de l’amour entre Alex et Kate, mais aussi tous les mensonges dans lesquels s’embourbe Alex.

Franchement, leur histoire est si mignonne, que je ressentais le stress d’Alex de mentir à la personne qu’elle aime sur un sujet si… important. Mais est-ce vraiment important ? On sent bien qu’Alex se glisse dans la peau d’un garçon sans effort particulier, à part le fait de se bander la poitrine, et de changer ses vêtements. Alex est un personnage intéressant, parce que pas fondamentalement genré, et qui n’est d’ailleurs pas non plus dans une orientation sexuelle binaire. Elle est tombée amoureuse de Kate, bon il se trouve que c’est une fille, mais elle ne se définit pas comme lesbienne pour autant.

J’ai beaucoup aimé me plonger dans cette histoire, même si honnêtement, je me suis fait du mouron pour les deux personnages. Un seul bémol malgré tout, et ça m’attriste qu’il y en ait un, j’ai trouvé la fin vraiment trop rapide et trop facile, et c’est dommage, je trouve.