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Quand on parle de Lou, de Julie Gouazé

CVT_Quand-on-parle-de-Lou_9286Lou et Marc (écrivain à succès) se séparent, enfin plus exactement, Lou quitte Marc, alors que l’amour semble s’en être allé entre les deux depuis un moment déjà. Après des années à vivre dans le sillon de Marc, elle étouffe. Elle prend donc leurs deux enfants sous le bras, et part vivre sa propre vie. Au passage, elle rencontre Lucie, et découvre l’amour avec une femme.

Les phrases sont courtes, voire très courtes, et je ne vous le cache pas plus longtemps, je n’y ai pas adhéré. La première partie du roman se concentre sur la toute fin du couple, puis la séparation. Lou y perd beaucoup d’amis et de connaissances, Marc étant une personnalité, et on sent bien combien elle était juste la « compagne de ». Personnellement, cette partie m’a profondément ennuyée. Il ne se passe pas grand-chose, et je me suis demandé si ce n’était pas (en partie du moins) autobiographique. En prospectant un peu, j’ai vu que Julie Gouazé était (est toujours du coup ?) la compagne de Michel Field et qu’ils avaient eu deux enfants ensemble. Bon, peu m’importe si c’est inspiré de sa vie ou non, mais toujours est-il que j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher et à m’accrocher au personnage. Sachant qu’une intrigue avec une femme allait arriver, j’avais encore espoir…

Mais franchement, la suite m’a fait pousser des soupirs agacés à chaque page. L’autrice semble tout juste découvrir l’homophobie et avoir envie de le dénoncer dans ce livre. Sur le papier, c’est une intention louable, mais j’ai trouvé ça franchement gros et parfois ridicule. Alors, certes, Lou se pose des questions ou se trouve dans des situations dans lesquelles je me retrouve en tant que personne lgbt. Mais ! Là, on est face à une accumulation dans un livre d’une petite centaine de pages. C’est Lou au pays des gros cons quand même.

Et puis c’est caricatural, j’ai l’impression de lire le témoignage d’une ado, pas d’une mère de deux enfants. Sa vision de l’homosexualité féminine m’a plus d’une fois fait hausser un sourcil. De même que la négation totale de la bisexualité, ça n’existe pas ici. Elle a vécu avec des hommes, là elle vit avec une femme, mais le terme n’est jamais posé ou ne serait-ce qu’évoqué.

Ce livre est quand même un beau ramassis de clichés sur les femmes, sur les lesbiennes, un condensé de toute l’homophobie à laquelle on peut être confrontée (je ne dis pas que ça n’existe pas, juste que là j’ai trouvé ça excessif à chaque page, j’ai reconnu certaines situations, mais vécues dans une vie, pas en quelques mois).

Vivre avec cette femme, c’est cohabiter avec une copine qui danse dans le salon sur un tube des années 2000. C’est retrouver les mêmes gestes que soi. Un parfum que l’on reconnaît. L’odeur de Lucie n’est pas celle d’un homme. Elle est plus douce et plus délicate.

C’est se comprendre sur des choses qui ne se disent même pas.

C’est vivre avec soi-même dans un corps différent.

C’est dormir avec son double et ne pas s’en soucier. C’est aussi éviter l’expérience de l’altérité. Lou a oublié comment jouissait l’autre partie de l’humanité. Saurait-elle encore parler le langage des hommes ?

Lou fait aussi l’expérience de la jalousie d’une femme. Jusque-là, elle ne s’était jamais posé la question. Lou a dû faire la liste de toutes ses copines. Parce que dire « Je vais boire un coup avec une amie » peut prendre un autre sens dans un couple de filles.

 Il s’agit aussi de rassurer les amies en expliquant que Lou ne va pas leur sauter dessus ou les coller contre le mur. Lou peut encore dormir avec sa meilleure amie sans que ce soit un problème. Ni pour la meilleure amie ni pour son mari.

Vous en voulez encore ?

Lou s’agace de ne plus pouvoir faire durer ses règles pendant dix jours. Chez les lesbiennes, il vaut mieux trouver des excuses valables pour ne pas se retrouver au lit.

Vivre avec Lucie, c’est aussi la fin des réconciliations sur l’oreiller. Parce que, chez les filles, on parle d’abord et on fait l’amour éventuellement après. Si et seulement si tous les problèmes ont été réglés, jusqu’au moindre machin qui gêne. Et après, il est 3 heures du matin et c’est trop tard. Lucie et Lou attendront demain. Parce qu’elles s’endorment épuisées par tant de mots échangés, saoules de paroles, échouées en travers du lit en pantalon rayé.

Partager le toit de Lucie enfin, cela veut dire l’impossibilité de ronchonner. Lorsque Lou est de mauvaise humeur, elle ne sait pas forcément pourquoi et n’a pas forcément envie que Lucie vienne la titiller pour la faire parler. Lou ne veut pas s’expliquer, elle veut juste râler tranquille dans son coin.

Pareil, la gestion de la situation avec les enfants, j’ai trouvé ça gros hein. Et puis bonjour le modèle !

Les enfants, les chéris, les amours de Lou, vous allez entendre des choses pas très belles. Vous savez quoi ? C’est vrai que Lou a peur que vous ayez mal. Mais elle vous fait confiance. Et lorsque ce fameux jour arrivera, vous aurez le droit de vous servir de vos mots, de vos poings et de vos pieds. Revenez avec un œil tuméfié et la lèvre fendue. Mais défendez la liberté. Personne n’a le droit de porter un jugement sur ce qui constitue votre quotidien et votre bulle d’amour.

Alors d’accord, en cette période de recrudescence d’agressions lgbtophobes, j’ai parfois envie de tout péter, mais franchement, dire à ses enfants « Vas-y, bats-toi ! », c’est ça la solution ?!

Ce roman donne l’impression de vouloir dénoncer l’homophobie, mais le fait de manière totalement autocentrée, avec un personnage qui n’est pas du tout incarné. Rien n’existe ou n’est concret ici, je n’ai vu qu’une succession de clichés. Dénoncer l’homophobie c’est bien, commencer par considérer que les femmes ne sont pas toutes pareilles et que la bisexualité n’est pas une fable, c’est mieux.

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Georges, le monde et moi, d’Illana Cantin

Georges-le-monde-et-moiJ’avais vaguement entendu des trucs négatifs sur ce livre, et du coup, côté maso, tout ça, je me suis dit que j’allais y jeter un œil, pour me faire mon propre avis.

L’histoire commence avec Priam, qui se présente comme un ado tout ce qu’il y a de plus « normal » (excepté son prénom), sans histoires particulières, avec une scolarité classique, un groupe d’amis, et une fille de ce même groupe dont il est amoureux mais qui ne le remarque pas.

Un soir, tard, on frappe à la fenêtre de sa chambre. Un peu effrayé, il ouvre quand même, et un garçon déboule chez lui pour aller se planquer sous son lit. Comme Priam est un trèèèèès gentil garçon, il le laisse faire alors qu’il ne le connait ni d’Eve ni d’Adam, et le couvre lorsque la fille qui le poursuit vient toquer à sa fenêtre à son tour.

Voici donc comment Priam rencontre Georges. Georges est gay, ça on l’apprend tout de suite. C’est un garçon populaire, et qui accepte et assume pleinement son homosexualité. Les deux jeunes hommes vont faire plus ample connaissance, et une relation forte va se construire entre les deux.

Bon évidemment, on s’en doute, des sentiments vont naître entre eux.

Pour ce qui est du roman, je dois dire que dès le début, des petites choses m’ont fait tiquer, j’ai trouvé ça pas mal cliché sur « les filles sont comme ci, les garçons comme ça », mais j’ai essayé de me mettre en tête que c’était un ado qui parlait, donc soit, j’ai passé outre.

Mais, arrivé à un certain point, c’est homophobie et biphobie à tous les étages, et j’ai eu beau espérer que ça s’améliore à un moment, ben clairement non !

(Bon d’habitude je fais des efforts pour pas spoiler, mais là ça me saoule, le livre est mauvais donc je fais pas d’efforts, libre à vous d’arrêter votre lecture ici pour ne pas en savoir plus)

Donc, à un moment, les deux jeunes gens sont en vacances chez les parents de Georges. Ils ont tous les deux un peu bu, et Georges embrasse Priam. Qui réagit clairement comme un gros abruti homophobe (allant même jusqu’à sortir le canapé de la chambre de Georges pour dormir dans le couloir). Et même s’il est choqué, et qu’il ne veut pas s’avouer ses sentiments pour un garçon, sa réaction est vraiment hyper violente, et je trouve qu’on ne revient pas trop dessus, genre c’est normal…

En cours de route, Priam avance, même si c’est compliqué et sort donc avec Georges, mais a du mal à l’accepter, et n’assume pas devant les autres. Et ça c’est complètement naturel, et je trouvais même ça plutôt cool de montrer la difficulté que cela peut être de vivre son homosexualité au grand jour. Mais, et c’est là que le bât blesse, Priam n’assumera jamais ! Pas dans le sens où il ne le dira pas à son entourage, ou qu’il n’embrassera pas Georges en public, non non non, ça il le fait, par contre, il passera son temps à dire, devant des personnes qui savent qu’il est en couple avec Georges, qu’il n’est pas gay. Et le mot bisexualité n’est pas employé une seule foutue fois dans tout ce fichu livre (j’ai envie d’écrire en majuscule pour le hurler, mais je me retiens) ! Ah ben bravo hein, homophobie et biphobie intériorisées, banco sur toute la ligne là ! Est-ce qu’un ado qui se pose des questions sur son orientation sexuelle et qui lit ce livre va se sentir mieux après ? Ben non, clairement pas.

Et en termes de représentation d’un personnage avec des troubles anxieux, c’est totalement naze aussi. Quand Priam dit à ses parents qu’il sort avec Georges, il a mal au ventre depuis plusieurs jours et met ça sur le compte du stress. Ses parents réagissent bien, mais mal, en mode « oui bon ben on sait que tu sors avec Georges, on s’en fout quoi », sans avoir l’air de s’imaginer une seule seconde qu’annoncer à ses parents qu’on sort avec quelqu’un du même sexe peut être, éventuellement, un chouia compliqué. Bref, après ça, Priam fait une crise d’angoisse, perd connaissance et est emmené à l’hôpital, où il est opéré de l’appendicite. Mais ce n’est pas ça qui inquiètent les médecins et tout le monde autour de lui, non non, c’est sa crise d’angoisse. Donc hop, on lui file des médocs et on l’envoie chez le psy. Bon les gens, je ne minimise pas, hein, mais posez-vous des questions : un ado qui sort avec quelqu’un du même sexe et qui en fait part à ses parents, ça ne vous semble pas un peu normal que ce soit angoissant ?! Non parce que là, le personnage pense clairement qu’il est malade mental (avec tout le côté péjoratif que ça implique). Ça donne une image des troubles anxieux et des maladies mentales complètement à côté de la plaque, je trouve.

Et, pour couronner le tout, Georges se dit que tout ça c’est sa faute, et donc que la meilleure solution pour aider Priam, c’est de disparaitre. Genre, littéralement disparaitre. Au point que Priam se demande si son petit ami s’est fait enlever ou s’il est toujours vivant. Meilleure idée du monde, non ? Priam, mon pote, si t’es anxieux, arrête de te poser des questions, ton entourage fait n’importe quoi, c’est tout.

Soupir, je ne sais même plus quoi vous dire sur ce roman, à part de ne pas le lire, parce qu’il est extrêmement agaçant et malaisant.

Libération, de Patrick Ness

CVT_Liberation_7729Adam est un jeune homme de presque 18 ans, fils d’un pasteur évangélique, et accessoirement gay (dans le placard auprès de sa famille, on imagine bien pourquoi). Entouré d’Angela, sa meilleure amie, de Linus, son amant, et d’Enzo, son ex qui va fêter son départ le soir même, Adam s’apprête à vivre une journée pleine de mauvaises surprises.

Parallèlement à cela, on apprend qu’une jeune fille, Katie, a été tuée par son petit copain. Et son esprit va partir en quête de son assassin. Bon, je vous le dis toute de suite, on alterne les chapitres entre Adam, et cette fameuse Katie, enfin son fantôme quoi, et, comment dire… Autant les chapitres sur Adam sont très bien, autant j’ai lu les autres en mode « What the fuck ?! » et avec un ennui non dissimulé. Comprenez-moi bien, je n’ai rien contre les histoires de fantômes mais là, franchement, je ne vois pas du tout, mais alors vraiment pas, ce que ça peut apporter à l’histoire.

Mais, le reste est franchement chouette, donc ben, j’ai pris mon mal en patience et j’ai lu en diagonale les chapitres qui ne m’intéressaient pas, au cas où ça aurait une importance pour le reste de l’histoire (spoiler alerte : non).

J’ai beaucoup aimé entrer dans la vie d’Adam, qui clairement en bave beaucoup en cette journée. J’ai aimé sa relation avec sa meilleure amie, ses difficultés avec l’amour et les sentiments amoureux, sa sexualité qui, même si elle est cachée, est présente et plutôt épanouie, et ses relations compliquées avec sa famille. Clairement, c’est la partie que j’ai trouvée la plus intéressante. Adam est le plus jeune. Son grand frère est promis à un avenir religieux, et il est beau comme un dieu. Mais, car il y a un mais, il n’a pas le pouvoir charismatique d’Adam. Et on sent les parents partagés, entre ce fils plein de potentiels, mais qui, ils le sentent bien, ne rentre pas dans les cases qu’ils attendent, et leur aîné, qui a tout du fils idéal (jusqu’au jour où) mais qui leur semble bien terne. J’ai trouvé l’échange entre Adam et son père extrêmement fort, juste et douloureux. Et rien que pour ça, je trouve que Libération en vaut la peine.

Les maux bleus, de Christine Féret-Fleury

maux bleusArmelle a 16 ans. Elle s’est rendu compte de son attirance pour les filles à l’âge de 13 ans, âge où elle a tenté de démêler ses questionnements, toute seule, dans son journal. Armelle aime la littérature, les mots, et est plutôt une âme solitaire.

Le roman commence par des mots violents : « Sale gouine », que l’héroïne se prend en pleine figure. C’est le début d’un harcèlement que ses camarades vont lui infliger heure après heure, jour après jour. En essayant de faire son coming-out à ses parents, Armelle se prend une claque supplémentaire, lorsqu’ils lui annoncent qu’ils vont aller manifester, avec la Manif pour tous, et qu’elle va les accompagner. La jeune fille, qui se sent rejetée dans son identité par absolument tout le monde, va craquer lors de cette manifestation, et faire comprendre à ses parents qu’elle est du côté des personnes contre lesquelles ils manifestent. Et malheureusement, ils vont très mal réagir, et la mettre à la porte.

Vous l’aurez compris, le sujet est assez dur. Le roman traite d’homophobie, que ce soit sous forme de rejet, de harcèlement, d’homophobie intériorisée, ou même plus subtile et sournoise du type « c’est seulement une phase ». Quand j’ai vu ça, je me suis dit enfin, on parle de ces enfants et ados, qui sont allés manifester avec leurs parents avec la Manif pour tous, alors qu’ils sont eux-mêmes LGBT ! Et aussi des enfants virés de chez eux, je ne suis pas sûre d’avoir vu souvent cette thématique dans des romans pour ados.

Pour moi, c’est donc un roman important, qui parle de la construction et de l’émancipation (dans tous les sens du terme) d’une jeune fille à partir de cet évènement traumatique. Armelle va trouver refuge chez des personnes qui vont l’aider à s’accepter, et le roman va alors prendre des petits airs de Faking it (série mignonne et sympa, pour celles et ceux qui ne connaissent pas).

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, et je mets juste un petit bémol au niveau de la cohérence. Bémol qui m’embête un peu parce que ça a pu me faire sortir d’un récit, dans lequel j’étais entièrement plongée, dans un livre qui parle de sujets importants. Par exemple, parler d’un film de 2017 alors qu’on est en pleine Manif pour tous, ou la rapidité avec laquelle Armelle trouve une solution et sans que les services sociaux n’interviennent. C’est du détail, et je pense que pour un œil adolescent, ça passera à la trappe. Ça ne m’a en tout cas pas empêchée de dévorer ce roman, et d’être touchée et émue par le chemin d’Armelle.

HAN_ComedyCOMAU-TourSQUARE-500x500-730x730Je fais une petite parenthèse puisqu’on parle d’homophobie. J’ai récemment vu le spectacle Nanette, d’Hannah Gadsby, et ça a été une claque énorme (rien que d’y penser, j’en suis à nouveau tourneboulée). Il est disponible sur Netflix, et je ne peux que vous le recommander. Petite précision avant toute chose, il s’agit certes de stand-up, mais même s’il y a des passages drôles, ne vous attendez pas à du « Youpi tralala, on va bien se marrer ». Non non non… Par contre, on va réfléchir et se prendre du lourd en pleine face, là où ça fait mal.

Hannah Gadsby parle du fait de grandir en Tasmanie, pays où l’homosexualité n’a été décriminalisé qu’en 1997, et parle donc d’homosexualité, d’homophobie, du genre, de misogynie, des violences faites aux femmes, mais aussi d’arts, de sensibilité, d’antidépresseurs… Et c’est juste, fort, émouvant, et d’utilité publique.

Qui suis-je ? de Thomas Gornet

41u7k5Nkp8L._SX195_.jpgVincent est en 3ème, et en pleine adolescence, ce qui n’est pas tous les jours facile. La routine du collège se partage entre ses cours de sport avec un prof qui l’a pris en grippe depuis trois ans parce qu’il ne sait pas grimper à la corde, les moqueries de certains camarades, les amitiés pas toujours évidentes et son abruti de grand frère. Une vie d’adolescent assez classique finalement. Jusqu’au jour où un nouvel élève arrive dans leur classe, Cédric, et s’assied à côté de lui.

Tout en douceur et en nuances, Thomas Gornet nous fait plonger dans la peau d’un adolescent qui ne sait plus où il en est, et qui ne sait pas toujours mettre des mots sur ce qu’il ressent.

Au-delà d’un roman sur la découverte de son homosexualité, Qui suis-je ? est un beau roman sur l’adolescence et la découverte de soi. Vincent est touchant, parce qu’il est juste, et crédible. Ses sentiments pour Cédric sont visibles pour les autres avant de l’être pour lui-même, et d’être réellement compris.

L’homophobie ordinaire et pas toujours consciente est aussi très bien représentée, à un âge « merveilleux » où les « pédés » et « enculés » sont de mises à chaque phrase, et où les garçons doivent rester virils coûte que coûte (comme le montre cette scène, fugace, où un autre garçon, encore plus insulté et maltraité que Vincent, préfère s’en prendre à lui plutôt que de faire alliance).

Le parcours de Vincent est beau, bien que douloureux, et va l’amener à savoir qui il est, à se comprendre et à aller de l’avant.