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Sauveur et fils, de Marie-Aude Murail, tome 1 à 4

Sauveur et fils a été un de mes grands plaisirs de ces derniers mois. J’ai commencé avec le tome 1, suite à un avis sur la Rainbowthèque, sans attentes en particulier, et avec même un petit a priori, puisque j’avais eu du mal avec Oh, boy !, de la même autrice. Je l’ai lu avec plaisir, et ai eu envie de poursuivre, et finalement c’est devenu addictif assez vite. Les personnages sont hyper attachants et le côté feuilleton donne vraiment envie de continuer.

L’histoire tourne autour de Sauveur, psychologue martiniquais à la carrure impressionnante, qui vit seul avec son fils. S’ensuit toute une galerie de personnages, composée de leur entourage et des patients de Sauveur.

Le premier tome est sympathique et met bien les choses en place, et développe l’histoire familiale de Sauveur (on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés, et ça se vérifie ici, puisque Sauveur a beaucoup de mal à parler à Lazare, son fils, de leur histoire, et particulièrement de sa mère). On fait aussi la connaissance de plusieurs patients, que l’on retrouvera tout au long des tomes (certains ne font que passer, d’autres arriveront plus tard et seront développés également) : Margaux adolescente qui se scarifie, Ella phobique scolaire, Gabin dont la mère est aux urgences psychiatriques…

Le tome 1 donne envie de lire la suite, et ça tombe bien puisque je trouve que c’est une série qui va en s’améliorant. La multiplicité des personnages, et le métier du personnage principal permettent de développer des thématiques fortes et intéressantes : le racisme, les familles recomposées, le mal être adolescent sous de nombreuses formes, la pédophilie, le cyber-harcèlement et bien d’autres.

Pour les sujets qui nous intéressent ici, le côté lgbt est présent de diverses façons, on a par exemple une famille recomposée dont la mère est partie pour une autre femme ou un personnage bisexuel. Ceci est évoqué de façon assez naturelle, sans pour autant enlever les problématiques que cela peut causer (les enfants de la famille recomposée ont beaucoup de mal à voir leur mère vivre avec une femme).

Le personnage qui m’intéresse le plus dans Sauveur et fils, et auquel je me suis le plus attachée (même s’il y a bien d’autres qui me touchent), c’est Ella, qui souffre de phobie scolaire. Ella ne supporte pas l’école, et vient d’avoir ses règles lors de son premier rendez-vous chez  Sauveur. Ella écrit ou se raconte des histoires, dans lesquelles son nom est Elliott. Ella/Elliott est un personnage extrêmement attachant, et qui se découvre petit à petit au fil des tomes, notamment en se travestissant et en faisant des recherches sur la transidentité. Sa relation avec son père évolue en fonction de cela (et également suite à des révélations sur un secret de famille) et c’est très touchant.

J’ai apprécié aussi de voir Sauveur un peu démuni face à ce personnage, auquel il est clairement très attaché. Il ne sait pas exactement comment réagir, s’il doit l’appeler Eliott, et il s’inquiète du regard des autres (Ella est victime de cyber-harcèlement). Je ne sais pas s’il y aura une suite (je l’espère en tout cas !) mais jusqu’à présent j’aime beaucoup le traitement de ce personnage, écrivain en devenir, qui peut vivre son genre comme il l’entend dans ses propres histoires, et en tant qu’auteur.

Bref, c’est une très chouette série de livres jeunesse, qui aborde plein de thématiques intéressantes, à travers des personnages attachants.

 

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Love is love, collectif, chez Bliss Comics

love-is-love-vfJe suis bien embêtée… A l’annonce de la sortie de ce titre, j’étais assez enthousiaste (si tant est qu’on peut l’être sur un sujet pareil), puisqu’il s’agissait d’un comics rendant hommage aux victimes de l’attentat du Pulse, à Orlando. Avec ou sans super héros, des auteurs connus et moins connus rendent hommage et dénoncent la haine et l’homophobie le temps d’une planche de BD. Les bénéfices des ventes sont reversés à des associations LGBT+ et à SOS homophobie, ce qui est plus que louable comme initiative.

Oui mais voilà, déjà, dès la sortie, j’ai vu des critiques ici et là plus ou moins mitigées sur le livre en question. Moi-même en le feuilletant je sentais bien le côté inégal de la chose. Et après l’avoir lu, je ne peux que constater qu’en effet c’est décevant. Peut-être qu’une page c’est trop peu pour s’exprimer sur un tel sujet, c’est fort possible. Un format plus libre aurait permis plus de choses, je ne sais pas, mais en tout cas, ça ne colle pas. Certaines planches sont touchantes et émouvantes, clairement, mais en même temps vu le sujet, comment pourrait-il en être autrement ? D’autres sont soit incompréhensibles, soit hors sujet, soit franchement peu travaillées, et le résultat manque clairement de cohérence.

Pourtant, je trouve bien que ce genre d’initiative existe. Je repense au projet vidéo à It get’s better, suite au suicide d’un jeune homosexuel, je n’ai pas tout regardé mais c’était franchement touchant.

Petit rappel, au sujet d’Orlando, attentat qui a fait 49 morts dans une boîte gay en 2016. Au-delà de la tristesse ressentie à cause de cet acte barbare, j’ai été marquée par la négation et la difficulté pour les médias à relever le caractère homophobe de cette fusillade. Et je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de me sentir directement concernée. Et je dirai que dans Love is love, il m’a manqué du ressenti dans beaucoup de planches. Celles qui m’ont marquée sont très probablement majoritairement écrites par des auteurs lgbt, qui connaissent déjà profondément le fait d’être différent, rejeté, insulté, agressé… Je ne dis pas que les autres ne peuvent pas en parler, mais peut-être seront-ils plus « à côté ».

Donc même si les intentions de l’initiateur du projet sont franchement louables, le résultat n’est malheureusement pas très convaincant.

Le vrai sexe de la vraie vie 2, de Cy

vrai 2Souvenez-vous, j’avais adoré Le vrai sexe de la vraie vie. C’est donc avec une impatience non dissimulée que j’attendais ce deuxième volume, que je me suis empressée d’acheter.

J’ai été prise d’une soudaine appréhension au moment de débuter la lecture, calée bien confortablement dans mon canapé, « Et si j’étais déçue ?! ». Et bien que nenni, mes doutes ont été dissipés bien vite, et je l’ai trouvé tout aussi bon que le premier, avec en plus le bonheur de la découverte (puisque dans le premier tome, il y avait moins d’effets de surprises, ses histoires ayant déjà été, en partie du moins, publiées sur MadmoiZelle.com).

Petit rappel, pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore (sachez que c’est le moment de foncer, et que les tomes peuvent se lire dans le désordre), Le vrai sexe de la vraie vie nous montre une sexualité ordinaire, de façon crue mais hors des clichés pornographiques, le tout de façon crédible, réaliste, drôle et décomplexant.

Le tome 2 continue sur la lancée du tome 1, avec des corps racisés, des personnes trans, lesbiennes, gays, bi, hétéro aussi (il en faut, personne n’est parfait), asexuels, et plein de sujets traités avec toujours beaucoup de bienveillance (je ne vous dévoile pas tout, histoire de ne pas gâcher le plaisir de la découverte). On retrouve également quelques Points cul, sur par exemple la protection, le vaginisme, l’asexualité…

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Et franchement, j’adore comme ce livre se partage, se passe de mains en mains, entre sourires, et échanges de discussions, d’expériences, que ce soit en couple ou entre potes. Je pense que ce sont de bonnes BD à destination des ados aussi, bien loin des clichés qu’ils peuvent voir un peu partout sur le Net… Bref à lire et à partager !

Pourquoi la représentation est (toujours) importante, et pourquoi il y a encore du chemin à faire

Nous voici en 2018 et j’ai envie de vous souhaiter une belle année, pleine de chouettes lectures, d’évasion, d’aventures, d’identification, de découvertes, d’ouverture, et je vais en profiter pour refaire un petit point, qui n’a rien d’arrêté, mais qui fait état de mes réflexions du moment.

Ça sort un peu de mes articles précédents, j’ai peur que ce soit un chouia brouillon, et c’est moins centré sur mes lectures qu’habituellement, mais ça reste un sujet qui me tient à cœur donc j’avais envie de le partager.

J’ai créé ce blog à un moment où je me sentais frustrée de ne pas pouvoir partager plus mes lectures lgbt et féministes. Alors certes, je pouvais en parler à quelques personnes autour de moi, et je le faisais aussi sur un forum lesbien, mais il me manquait quelque chose. Notamment, sur le forum en question, j’ai noté que les topics autour de la représentation dans les séries et les films étaient toujours bien vivants, mais que côté livres, ça se bousculait moins au portillon. Bref, je me suis lancée, et ça m’a permis de découvrir petit à petit d’autres endroits sur le net où l’on parlait livres lgbt+ et c’est plutôt chouette. J’ai réalisé par la même occasion que les personnes de la vingtaine aujourd’hui en savaient beaucoup plus que moi au même âge sur les thématiques lgbt, signe que les connaissances sont plus facilement partageables et faciles à trouver qu’avant (merci Internet).

Cela dit, j’ai l’impression d’évoluer dans un milieu totalement privilégié et d’être plutôt chanceuse. J’ai une famille qui m’accepte sans problème et a toujours accueilli mes compagnes à bras ouverts, je travaille dans une branche de métiers franchement open à ce niveau-là (les libraires lgbt sont partout, mais chutttt… ). Mais je me rends bien compte que dans d’autres milieux professionnels c’est totalement différent. De même que je vis dans une grande ville, mais ailleurs ce n’est pas forcément aussi facile. Et même si les ados d’aujourd’hui ont accès à plus d’informations via Internet, les médias et la culture, dans certains milieux je me dis que ça doit toujours être compliqué.

Et c’est là que la représentation est importante, en premier lieu pour les personnes concernées. J’ai été une adolescente de 16 ans découvrant son attirance pour les filles, se sentant terriblement seule, et à l’époque un de mes seuls réconforts c’était la série Buffy contre les vampires, avec le personnage de Willow, qui me faisait me dire que je n’étais pas toute seule ! (Merci pour la mort de Tara d’ailleurs, paye ta déprime !) Et à part Buffy, je passais mon temps en quête de représentation, côté littérature je n’ai pas vraiment de souvenirs, côté filmique, beaucoup plus, mais globalement, que dire ? 90 % des films que j’ai vus avec des personnages lesbiens à l’époque donnaient envie de se pendre… (et ce n’est pas une image, j’ai eu des envies suicidaires, comme beaucoup d’ados lgbt je suppose)

Donc la représentation ne suffit pas, des représentations positives, ça c’est hyper important. Savoir qu’on n’est pas seul, c’est bien, savoir qu’on n’est pas seul et pas condamné à une vie malheureuse c’est encore mieux.

Et la suite, et non des moindres, ce qui me semble important et qui se développe timidement actuellement, c’est arriver à des représentations variées. Et oui, toutes les personnes lgbt+ n’ont pas eu un parcours identique, loin de là. Si je regarde juste d’un point de vue perso, les femmes croisées dans ma vie, ayant eu des attirances et/ou des histoires avec d’autres femmes, et pouvant se considérer lesbiennes, bi, pan, hétéro, ou ne pas se définir, je n’ai déjà pas deux histoires et deux ressentis identiques, donc à l’échelle humaine ça fait une sacrée variété. Est-ce que je ressens cette même variété dans mes lectures, les séries, les films, les médias ? Pas vraiment…

On retrouve beaucoup d’histoires similaires, de passages obligés dans la littérature ou ailleurs, alors qu’on peut aussi avoir des histoires cools où le genre ou l’orientation sexuelle de la personne ne sont pas au centre de l’histoire. En fait, on veut des personnes lgbt qui ne soient pas réduites à ça, et qui vivent des aventures ou des histoires comme n’importe qui d’autre !

Donc des représentations pour les personnes concernées, déjà, c’est primordial. Ensuite, il y a encore deux points qui me semblent importants (mince, j’ai l’impression de retourner à l’école de faire une dissert avec plan !), dont un que je viens plus ou moins de découvrir…

Avant quand je réfléchissais à la représentation, je pensais aux personnes concernées et aux personnes disons cis-hétéros, avec d’un côté un besoin de savoir que l’on n’est pas seul au monde, et de l’autre le besoin, pas forcément d’« éduquer » (encore que), mais en tout cas de montrer que l’on existe et que nous ne sommes pas des bêtes de foire. C’est un deuxième point qui me semble aussi très important (bon en fait ils le sont tous hein). On est tous concernés par les préjugés (je m’inclus dans le lot), et je vois bien dans mon entourage que les choses peuvent évoluer dans le bon sens quand les gens qui vivent dans un monde hétéronormé sont confrontés à des personnes lgbt, ça fait forcément réfléchir, et si tout va bien, avancer. Ne serait-ce que sur des choses toutes bêtes. Par exemple, je suis complètement out à mon boulot, et je vis mon orientation sexuelle assez librement. Du coup, les gens qui m’entourent et qui ne me connaissent que dans ma vie d’adulte peuvent penser que j’ai toujours vécu comme ça, et que c’est facile. Et bien non, ça ne l’est pas forcément. Et c’est bien de recadrer de temps en temps, en donnant un peu de son vécu, de son expérience, et de dire que ce n’est pas parce qu’on est en France en 2017 que tout va bien. Donc mon adolescence a été une vraie plaie à cause de ça. Le passage de la loi pour le mariage pour tous a été d’une violence inouïe pour bon nombre de personnes lgbt qui s’en sont pris plein la gueule dans les médias, l’homophobie étant soudainement totalement décomplexée… Et autre exemple tout bête, mais certaines fois, selon le quartier ou l’heure, je m’auto-censure et n’embrasse pas ma chérie ou ne lui tient pas la main, parce que je n’ai pas envie de me faire emmerder, et qu’on vienne nous intruser dans un moment d’intimité simple et banal…

Donc certes, je vis bien, ma vie semble se passer sans encombre, et c’est le cas, seulement, il y a des spécificités que ne connaissent pas les personnes hétéro cisgenres, et c’est important de le rappeler de temps en temps.

Dernier point (je crois, cet article est une réflexion en même temps donc ça peut totalement évoluer), dont j’ai pris conscience récemment… Il y a peu, en lisant certains articles qui tombaient au moment de la Journée internationale de la bisexualité, je me suis rendu compte que j’avais pu en partie occulter cette orientation sexuelle. Qu’on soit bien d’accord, je ne nie pas du tout cette orientation, je suis la première à m’insurger quand j’entends des personnes hétéros ou homos dirent que la bisexualité n’ « existe pas vraiment » (je schématise un peu mais c’est l’idée) ou quand des lesbiennes s’insurgent contre les « traitresses » à la cause homosexuelle… Je ne dis pas que je ne me rends compte de rien à ce sujet mais je suis plus sensible aux thématiques lesbiennes et au fait que ce soit bien traité vu que je me sens directement concernée, et je peux être assez aveugle sur d’autres thématiques.

Je repense à la série The L Word par exemple, et me rappelle à quel point les personnages de Tina et de Max ont été maltraités, l’une au sujet de sa bisexualité, l’autre sur sa transidentité. Ça m’avait mise assez mal à l’aise, de voir à quel point une série censée être ouverte (et qui se voulait sans doute l’être, mais franchement c’était bien raté !) pouvait être complètement fermée sur ce qui était « autre »… Mais, c’est là que le bât blesse, je ne me suis jamais interrogée sur le fait que Jenny ne se considère pas comme bisexuelle, de même pour Willow dans Buffy contre les vampires. Dans les deux cas, on a un personnage qui passe d’hétéro à lesbienne, comme s’il n’y avait pas d’autres possibilités.

Donc si même quelqu’un d’ouvert aux questions lgbt ne se rend pas compte de ça, ça pose question sur comment des personnes qui vivent dans un monde totalement hétéronormé reçoivent ce genre de choses.

Tout ça pour dire qu’il y a encore du chemin, même si clairement ça avance, et ne serait-ce qu’en littérature jeunesse. Je suis ravie de voir de plus en plus de thématiques lgbt évoquées, et très contente par exemple de découvrir un personnage transgenre dans les 5/5, un roman d’aventures dont la transidentité n’est pas le sujet principal. La représentation se fait plus présente et c’est chouette, mais justement, je n’ai pas envie de relâcher mon attention, j’ai envie de garder l’esprit critique, et ne pas me contenter de miettes. C’est aussi pour ça que j’apprécie des autrices et auteurs ouvertement lgbt, et que j’ai envie de lire de plus en plus de livres, quels qu’ils soient (roman, littérature ou album jeunesse, BD…) et traitant de différents sujets. On veut de l’interesectionnalité, on veut des personnages complexes, on veut de l’aventure, de l’humour, de la tranche de vie, de la science-fiction ou que sais-je encore, mais de la diversité !

 

Silence radio, d’Alice Oseman

51XctqmdGuL._SX195_Silence radio, qu’est-ce que c’est ? Un roman pour ados, et un bon !

Frances est la lycéenne parfaite et studieuse, représentante des élèves, qui rêve de rentrer à Cambridge. Sans véritables amies, elle est toute à sa tâche et à ses études.

En parallèle à cette identité assez fade, Frances est passionnée de dessins, et fait des fan arts d’une émission radiophonique plutôt méconnue sur Youtube, Universe City. Jusqu’au jour où le Créateur (dont l’identité est secrète) la contacte pour illustrer l’émission, après avoir vu ses œuvres sur son Tumblr.

Frances va également se rapprocher d’un garçon timide et réservé, Aled, frère jumeau d’une fille dont elle a été l’amie et qui a disparu.

Et là, bonne nouvelle !

Mais avant d’aller plus loin, je voudrais préciser une chose.

Vous vous attendez probablement à ce qu’Aled et moi tombions amoureux. Vu que c’est un garçon, et moi, une fille.

Alors sachez une chose.

Ça n’arrivera pas.

C’est comme ça.

Et ouais, et ça c’est franchement cool ! Parce qu’on assiste à la naissance d’une super amitié entre une fille et un garçon, qui ni l’un ni l’autre n’osent vraiment être ce qu’ils sont et ce qu’ils aiment ailleurs, mais qui ensemble, rapprochés par de nombreux points communs, peuvent se libérer et se lâcher. Et sans sentiments amoureux d’aucun côté !

Pour le reste, que dire, j’ai dévoré ce roman, et je l’ai adoré, mais je n’ai pas vraiment envie de vous en dire trop, parce que j’ai aimé découvrir des choses par petites touches, et sans trop en savoir.

En tout cas, c’est un roman qui aborde des thématiques hyper intéressantes, comme la construction de l’identité (pas toujours évidente à trouver, engoncés que nous sommes dans des cases préétablies), le cyber harcèlement, la dépression, l’asexualité (un sujet si peu traité !). On trouve également des personnages racisés et lgbt (pareil, je ne veux pas trop en dévoiler).

C’est prenant, touchant, et ça pose de bonnes questions sur l’identité et la pression que l’on peut nous mettre ou se mettre et les difficultés à devenir qui l’on est.