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Ça raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard

CVT_a-raconte-Sarah_7169On m’a présenté Ça raconte Sarah comme le roman lesbien de la rentrée littéraire. Bon, effectivement, comme il n’y en pas cinquante, ça a attiré ma curiosité.

D’autant plus qu’il figurait dans la première sélection du Prix Goncourt, et que globalement, les lecteurs avaient l’air de s’enthousiasmer. Plus récemment, le livre a d’ailleurs obtenu le prix du roman des étudiants France Culture-Télérama 2018.

En parallèle, cela dit, je commençais aussi à entendre quelques réserves à droite à gauche (en tout cas, du côté lesbien des lectrices), sur ce livre parlant de la passion amoureuse entre deux femmes.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que je n’ai pas du tout aimé, et que si vous avez envie de vous plonger dans ce roman aux éditions de Minuit, j’ai envie de vous dire, allez-y. Faites-vous votre propre avis. Mais peut-être en évitant de lire ma critique avant, qui risque de vous spoiler un peu.

Je dois dire que dès les premières pages, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Alors sans doute, comme souvent, il y a un temps pour tout, et clairement, je ne suis pas dans une période où ce type de livres m’appelle. Donc j’ai péniblement tenté de m’y mettre, à plusieurs reprises, avant de le laisser de côté pour quelques temps.

Voyant tout de même l’effet qu’il pouvait provoquer, ou non d’ailleurs, en tout cas il ne laissait pas indifférent, j’ai recommencé ma lecture à zéro, à un moment plus propice.

Et bien je n’ai pas plus accroché. En fait, ça m’a agacé de lire ce type de représentation de l’amour entre femmes. Alors, évidemment, ce serait noyé dans une rentrée littéraire remplie de personnages lgbt+, je serai probablement moins exigeante, mais ce n’est pas le cas.

Le roman est divisé en deux parties. La première raconte cette rencontre amoureuse, la passion des débuts, qui finalement, petit à petit, dévaste tout. On assiste à une relation toxique, pour l’une, comme pour l’autre.

La deuxième partie, beaucoup plus sombre, nous entraîne dans la folie, et la noirceur la plus totale.

Récapitulons, un amour entre femmes, une passion dévorante qui mène à la folie ? Personnellement, ça me rappelle trop de représentations vues et revues, où la lesbienne est folle, toxique, meurtrière, suicidaire ou les quatre. (ici on ne remplit pas tous les critères, ouf)

Donc, non, clairement, je n’ai pas aimé. Je ne dis pas que tous les romans lesbiens doivent proposer du bonheur jusqu’à l’écœurement, mais j’en ai marre de voir ces représentations personnellement.

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